samedi, août 15, 2009

Description d'un malaise




Comment décrire les sensations intérieures perçues lors d'un malaise?

Une « énergie » intérieure, comme si quelque chose envahissait l'intérieur de votre corps, monte progressivement du bas du ventre jusque dans le haut du corps, puis de légers picotements apparaissent progressivement et se répandent de la poitrine jusque dans les bras, la nuque et parfois même le cerveau, entraînant celui-ci vers un léger "étourdissement", pas une perte de connaissance sans chute, en continuant à marcher par exemple, mais plutôt une sensation de vertige, comme ci un flux venait se répendre dans le corps, qui petit à petit rompt le contact avec la réalité et nous emmène dans une sensation étrange.



La continuité des sens durant un malaise intense et petit aussi;

- la vue est recouverte d'un léger voile, mais difficulté de mémoire à reconnaître quelqu'un même une personne de son entourage, perte du lieu, de l'espace, du temps, l'ouie est "obstruée", difficulté à vouloir touché quelque chose, blancheur de la peau, mimiques du visages inconsciente, on ne peut se rendre compte de ce que l'on dit , de que l'on entend.. Plus grand chose n'existe pendant quelques minutes dans les moments forts du malaise.
Petit à petit, le corps retrouve ses clés, son origine en sentant intérieurement l'effet inverse cité auparavant. Tout ce processus passé et pendant la reprise des "données" du corps, m'entraînait vers une sensation de peur qu'il arrive quelque chose dans mon alentour, autour de moi, puis après quelques minutes passées, voir une dizaine, le corps et moi-même reprenons confiance en me forçant un peu.Une fois bien reposé, l'aura survient et laisse place à un sentiment de bien être, comme si quelque chose avait soudainement disparu de vous-même



Les différents formes de malaises survenus depuis l'âge de quatre ans:

Au plus jeune âge, les malaises se déroulaient d'une manière assez cocasse, je devais boucher mes oreilles et mon nez en utilisant le pouce et le petit doigt, recroquevillé dans un coin en fermant les yeux. A cet âge là je ne faisais pas attention au déroulement du malaise. Ceci à durer quelques années, pour arriver par la suite à un malaise plus sain, dirais-je, mais toujours présent durant l'enfance et l'adolescence. Cette fois-ci, le fait de ce boucher le nez et les oreilles a disparu, quelle aubaine me direz-vous! Je n'étais plus que déconnecté durant quelques instant, mais en reprenant le schéma décrit ci-dessus. Avec le temps, les malaises s'atténuèrent en nombre et un peu en force proprement dite du malaise, jusqu'à l'âge de 15, 16 ans période ou je n'avais pratiquement plus rien, jusqu'à l'âge de 22 ans, ou après une rupture sentimentale, les crises tonico-clonic firent leurs apparitions.

Là ce fut un coup de foudre, non pas avec la maladie par elle-même, car je me réveillais soit par terre, à l'hopital ou dans une ambulance, complétement fatigué, le bout de la langue pincée très fortement, ce qui m'indiquait la survenue d'une crise. Au réveil, perte de repères, heure, jour, lieu, temps, aura. Une fois bien reposé, l'aura survient et laisse place à un sentiment de bien être, comme si quelque chose avait soudainement disparu de vous-même. Quelque chose de gênant, d'altérant pour la vie quotidienne, si altérant que je l'ai caché plus ou moins lors de la venue de mes malaises en me répétant que cela allait se passer, que je n'en voulais pas. Parfois ce processus fonctionnait, le début de malaise disparaissait.

Après l'âge de 22 Ans, ce fut, soit par l'intermédiaire du stress, de la fatigue, des conditions de travail, des situations difficiles vécues avec la maladie, une période difficile car les crises s'amplifièrent et les malaises aussi, 6 à 7 malaises par jour en plus des crises qui venaient le soir ceci durant 7 ans, jusqu'à l'âge de 29 ans ou mon neurologue, le docteur Mann Michaêl, me proposa de ma faire opérer à l'hôpital Sainte-Anne, à Paris. Après trois fois vingt jours d'hospitalisation et une opération survenue à l'âge de trente ans, en Janvier 1994, la maladie a curieusement laissé place à un vide, comme si il manquait quelque chose dans mon corps, puis peu à peu, cette sensation à laissée place à un bien être. Il a fallut 5 ans.


Ce qui m'a paru le plus étrange dans cette maladie, fut l'apparition progressive du malaise.
Comment une telle sensation peut-elle naître?

Au fin fond de moi, j'ai toujours dédramatisé la situation, même s'il fallait lutter pour ne pas que ces malaises ce voient.